E-santé : milieu médical et technologie

De nos jours, de la fourchette à la brosse à dents, et jusqu’au pacemaker, il y a environ 100.000 applications de e-santé qui correspondent à de nombreux objets connectés dans le monde. De ce fait, pourrait-on croire que les médecins traitants sont en cours de disparition ?

Comme l’organisation de la e-santé avance peu à peu, le bon vieux médecin de famille n’est pas menacé. La majorité des applications sur le marché, en ce moment, touche surtout le monde du bien-être. Les concepteurs proposent des programmes de coaching avec de nombreuses données personnelles qui restent encore à savoir comment les relier au dispositif traditionnel de soins, comme l’a affirmé Lionel Reichardt, qui est un expert en e-santé et fondateur de 7C’s Health.

Les maladies chroniques

Toutefois, personne ne discute la généralisation de l’usage de ces capteurs dans un futur proche. En effet, elle se présente dans la médecine personnalisée et prédictive. Béatrice Falise Mirat, directrice des affaires publiques et réglementaires d’Orange Healthcare a clairement affirmé que celle-ci a déjà fait ses preuves sur les pathologies chroniques, avec 70 % des coûts de santé, dont 5% sur les malades les plus atteints. Les données qu’affichent les capteurs permettent aux malades d’éviter à temps les rechutes. Les projets de e-santé progressent de jour en jour vu l’enjeu financier de ces maladies, et cela dans la médecine hospitalière et dans la médecine de ville. Aussi, les applications grand public de bien-être viennent se classer dans les rangs de la prévention, tout en permettant de faire des économies à long terme.

Mutuelles et assureurs avec la technologie et termes de santé

Actuellement, ce sont les start-up qui occupent ce marché qui recherchent des débouchés. Dans le cadre d’une politique santé corporate, des DRH ont été sollicités par Betterise. Cette application offre 7 à 8 conseils de santé personnalisées quotidiens en fonction du profil de chaque utilisateur. Toutefois, cela n’a pas connu un succès, contrairement auprès des mutuelles. En effet, Christophe Brun a confirmé avoir vendu plus de mille licences à Harmonie. Ces compagnies d’assurances accompagnent ces entreprises dans l’emploi de ces applications à grande échelle. L’industrie pharmaceutique pense être concernée aussi sur ce sujet, comme l’a déclaré Vincent Varlert, directeur exécutif Novartis Pharma. Toutefois, il craint qu’un géant du net le dépasse comme le cas d’Apple avec Research kit, une plateforme d’aide au diagnostic médical.

Leurs utilisations

Cependant, le médecin se doit de collaborer davantage avec les nouveaux opérateurs pour accéder aux données utiles pour son diagnostic. Toutefois, Lionel Reichardt affirme que le médecin n’a pas le temps de recevoir, analyser et décortiquer journalièrement les données de son patient. Donc, cette transformation revient surtout à l’individu qui la portera, même jusqu’à devenir un peu lui même un data scientist. Béatrice Falise Mirat le confirme en disant qu’en matière de e-santé la technologie et les usages vont beaucoup plus vite que le milieu médical. Pour Vincent Varlet, il est essentiel de faire émerger des plateformes ou partager l’information dans un cadre fiable et sécurisé.

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