Reconnaissance faciale : Les institutions publiques et privées s’y intéressent de près

Actuellement, les hôpitaux, les banques et même les prisons envisagent d’utiliser des programmes de reconnaissance faciale.

Prochainement, les guichets automatiques de billets ne nous demanderont plus d’insérer un code pour pouvoir retirer de l’argent, mais se contenteront de prendre une photo de notre visage ! Voilà l’expérience que mènent actuellement le ‘Chongqing Institute of Green and Intelligent Technology’ (Chine) et le ‘National Westminster Bank’ (Grande-Bretagne). La banque va adjoindre à cela des empreintes digitales en vue de créer un compte.

La reconnaissance faciale est actuellement en plein développement. On peut le constater son évolution dans ‘Tech24’ (France 24). C’est même possible de recourir à cette technologie pour retrouver un chien perdu. Il suffit de prendre en photo le caniche égaré et on peut voir s’il est fiché par ‘Finding Rover’ (application pour Smartphone).

Dans l’Hexagone, les concepteurs d’objets connectés s’y sont aussi lancés. ‘Netatmo’ a notamment conçu sa caméra ‘Welcome’ qui reconnait facilement chaque visage. L’entreprise française affirme que cette caméra permettra aux parents soucieux de savoir si leurs enfants sont déjà rentrés. En théorie, c’est très pratique, mais l’Insee explique que 12% des étudiants sont souvent seuls pendant les mercredis. Avec ses 4 mégapixels, cette caméra peut identifier le mouvement du visage via ses LED à infrarouges. L’avantage est qu’elle ne stocke pas les informations à distance, sur le cloud. Toutefois, pour un meilleur fonctionnement, il faut la raccorder à une prise électrique. Le principal concurrent de ce modèle est la ‘Cam’ de ‘Nest’.

Des défauts à améliorer

Dans un avenir proche, on pourrait voir une voiture démarrer sans clé ou accéder à un dossier médical simplement en scannant son visage. Mais il y a encore certains progrès à faire afin d’avoir une totale fiabilité du programme. Effectivement, certaines caméras ne peuvent reconnaître un visage qui sourit. Face à cela, le professeur Marios Savvides avance qu’il faudrait peut-être tenter de reconnaître l’Iris pour corriger ce problème.

Il y a aussi un autre problème : la surveillance de la population. Le programme ‘Aadhaar’ (Inde) a entre autres servi à collecter l’iris de plus de 600 millions d’individus et d’associer les données aux papiers d’identité. À Dubaï, la reconnaissance est indispensable pour faire un passeport. Depuis l’année dernière, le FBI étudie le ‘Next Génération Identification System’, visant à mieux suivre les prisonniers.

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