ADN : un support plus fort que le disque dur pour stocker des données

L’université de Zurich De récentes avancées de laissent entrevoir un avenir radieux – et une longévité d’un million d’années – pour les données stockées sur l’ADN. L’ADN est un immense support qui permet de stocker l’information génétique dans les organismes vivants. Toutefois en élaborant un code à partir des quatre bases ou les lettres qui composent le code ADN, on peut y emmagasiner toutes les données que l’on veut, notamment des données numériques.

Digital Trends rappelé que depuis plusieurs années, des chercheurs de l’université Harvard, du laboratoire européen de biologie moléculaire de Heidelberg et de l‘école polytechnique fédérale de Zurich ont commencé à faire des tests sur les possibilités des brins d’ADN. Cependant, ce sont aux Suisses que revient la dernière grande avancée, en résolvant le problème de la conservation des informations à long terme.

Des centaines de milliers d’années d’informations préservées

ExtremeTech a expliqué que la Charte fédérale suisse de 1921 et la méthode des théorèmes mécaniques d’Archimède ont été encodées dans un fragment d’ADN. Après, ce dernier a été introduit dans une minuscule sphère de verre mesurant 150 nanomètres de diamètre, des fossiles synthétiques en quelque sorte. Pour poursuivre, ils ont soumis cette bille à des conditions extrêmes pour faire une simulation de vieillissement accéléré. Et pour finir, les données étaient encore lisibles. Les chercheurs évaluent la conservation des informations à des centaines de milliers d’années quand celles-ci sont stockées de cette façon, à basse température (–18 °C).

L’univers des quatre grammes

On se donne tout ce mal parce que la molécule d’ADN a une immense capacité de stockage. Digital Trends rappelle en théorie que quatre grammes d’ADN peuvent supporter toutes les données numériques existantes. Cependant, il faut savoir que cette technologie coûte énormément chère, et le fait qu’une fois écrite et vitrifiée, il est impossible de corriger l’information.

Mais d’ici dix ans, il se pourrait que ce coût baisse suffisamment pour que tout le monde puisse y accéder selon les dires du Dr Nick Goldman, du laboratoire européen de biologie moléculaire ou EMBL. En ce qui concerne Microsoft, un langage spécifique baptisé DNA Strand Displacement Tool a été élaboré par Microsoft. La MIT Technology Review a rappelé que ce langage permet de concevoir des séquences génétiques qui ont la capacité de faire fonctionner des circuits électroniques.

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